Scénario, dessins, couleurs et couverture
de François Dermaut
Février 2019 – 56 pages
Éditeur : Glénat, collection
Caractère – glenat.com
Espérant rassembler assez d’argent pour
payer les frais de sanatorium de son mari, de 25 ans plus âgé
qu’elle, Rosa a accepté un bien étrange pari. Elle va servir
d’arbitre aux hommes du village afin de désigner le meilleur
amant. À ce jeu risqué, elle découvre un plaisir qu’elle n’a
jamais connu avec son époux. Elle noue également avec les
participants des relations qui vont bien au-delà du sexe.
S’inspirant librement d’un texte du
journaliste et romancier Bernard Ollivier (Histoire
de Rosa qui tint le monde dans sa main
aux éditions Phébus, 2013) (1), François Dermaut (1949-2020)
peint à l’aquarelle le portrait d’une femme qui s’émancipe
par la lecture et se libère par la sexualité. Chronique rurale du
début du XXe siècle, Dermaut met une bonne part de lui-même dans
cette histoire. En effet, comme il le confiait lors d’une
interview, son épouse, qui lui a servi de modèle pour Rosa, avait
25 ans de moins que lui et, alors qu’il dessinait le destin de
cette femme confrontée à la tuberculose de son mari, il apprenait
qu’il était atteint d’un cancer. Aucune vulgarité dans ce récit
intimiste qui est certainement l’œuvre la plus personnelle de
François Dermaut.
Note :
1 – François Dermaut et
Bernard Ollivier avaient précédemment
collaboré sur les Carnets
d’une longue marche (Phébus,
2005), le premier illustrant le récit de la longue marche du second,
d’Istanbul à Xi'an, sur la route de la soie.




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