Scénario de Tatsuki Fujimoto – Traduction de Sébastien Ludmann – Dessins et couverture de Tatsuki Fujimoto
Éditeur : Kazé, collection Shônen Up ! – kaze-manga.fr
Couvert de dettes, héritées de son défunt père, le jeune Denji n’a d’autre solution que de vendre ses organes pour rembourser ses créanciers. Il a déjà sacrifié son œil droit, un rein, un testicule, et il lui reste encore 38 040 000 yens à régler. Avec Pochita, son chien-démon-tronçonneuse, il va tenter de gagner de plus grosses sommes en devenant tueur de démons.
Néo-mangaka, Tatsuki Fujimoto, le créateur de Chainsaw Man, ne compte qu’un seul titre à son actif. En effet, il s’est fait connaître avec le Seinen Fire Punch, diffusé au Japon via le site Shônen Jump+, entre 2016 et 2018, et, en France, par les éditions Kazé, en huit tomes de 2017 à 2018. Cette œuvre post-apocalyptique dure et cruelle, mais prenante, a rapidement trouvé son public permettant à l’auteur débutant d’imposer sa narration parfois abrupte et un dessin réaliste inspiré, selon Fujimoto lui-même, de L’Habitant de l’infini de Hiroaki Samura (30 volumes édités en France par Casterman de 1995 à 2014). Il adoucit un peu son trait pour son nouveau manga, Chainsaw Man, prépublié dans les pages du légendaire Weekly Shônen Jump. Se conformant à la lettre les règles du Shônen, il met en scène un jeune homme qui cherche à échapper à son quotidien en devenant un héros, en espérant peloter les seins d’une jolie fille. Cependant, avec un certain réalisme et avec un cynisme assumé, Fujimoto montre, au fil des épisodes, que même le meilleur des Devil Hunters doit respecter les ordres et reste soumis à une hiérarchie. Au final, il n’est qu’un outil, même s’il est le plus efficace des outils et il ne sera jamais le roi des pirates. Un premier volume diablement intéressant qui donne envie de lire la suite.



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