Collaborateur d’Édouard Aidans (1930-2018), de Tibet (1931-2010) et de Jacques Martin (1921-2010), Erwin Drèze s’est éteint le 17 mars 2020, il n’avait que 59 ans. En charge des décors ou repreneur de séries secondaires, il faisait partie de ces nombreux anonymes de la bande dessinée, indispensables chevilles ouvrières du 9e art.
Simple assistant et membre de studios prestigieux, Erwin Drèze reprend, après le décès de Jacques Géron (1950-1993), la série Arsène Lupin, sur un scénario d’André-Paul Duchâteau, jusqu’à la disparition des éditions Lefrancq. Associé au dessinateur André Taymans, il cosigne trois aventures du journaliste-reporter Lefranc imaginé par Jacques Martin : « Le maître de l’atome » (2006), « Londres en péril » (2008) et « Le châtiment » (2010), aux éditions Casterman. En solo, il signe les illustrations de l’un des Voyages d’Alix : « La Chine » (2008), sur des textes de Jacques Martin himself. Avec Raoul Cauvin, il reprend, le temps de deux albums, les mésaventures du chat Mirliton (chez Flouzemaker, 2007), un personnage animalier créé par Raymond Macherot (1924-2008). Il collabore à nouveau avec Taymans sur le one-shot historique L’Oiseau Blanc (scénario de Pascal Bresson, dans la collection Cockpit des éditions Paquet, 2017). Une tumeur au cerveau a emporté prématurément ce dessinateur au trait protéiforme, illustrant aussi bien les exploits d’un héros gallo-romain que les gags d’un félin rouquin.



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