Scénario de Rémi Guérin – Dessins et couverture d’Alexis Sentenac
Octobre 2016 – 128 pages
Éditeur : Glénat, collection Flesh & Bones – glenat.com
Easy O’Leary fait partie d’une unité d’élite du FBI chargée de traquer les pires des tueurs en série, ceux que les meilleurs profileurs n’arrivent pas à identifier et qui seraient au nom de cinquante. Sur la piste d’un assassin baptisé Gray, l’équipe tombe sur un crime qui pourrait lui être attribué. En observant le corps affreusement mutilé, O’Leary est convaincue qu’il s’agit d’autre chose.
Après quatre tomes explorant diverses facettes de l’horreur, dont deux scénarisés par Christophe Bec (Sunlight et Bikini Atoll), ce cinquième opus de la collection Flesh & Bones joue la carte du thriller psychologique. Cette fois, c’est le scénariste Rémi Guérin (Darryl Ouvremonde, Glénat en 2019) qui s’y colle. Il titille les nerfs du lecteur en entraînant l’équipe d’élite du FBI dans un cauchemar digne de Seven, le film de David Fincher (référence assumée puisque citée par l’héroïne à la page 39), mais qui fait également penser à Haute tension d’Alexandra Aja et à la série Dexter. Pour profiter au mieux ce récit angoissant, il ne faut surtout pas révéler le retournement final, que l’on peut cependant pressentir au détour d’un des multiples meurtres qui ponctuent cet album et dont les victimes sont les équipiers d’Easy O’Leary. Évitant la surenchère et le voyeurisme excessif, Alexis Sentenac (Noô, Comix Buro en 2019), même privé de ses mises en couleurs habituelles, fait le job et crée une ambiance étouffante à souhait jusqu’à l’ultime et surprenante confrontation.
Malgré ses 116 pages, l’histoire aurait peut-être mérité quelques planches de plus pour passer du simple bon moment de détente à un incontournable du thriller en bandes dessinées.



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