Express RETRO BD : Donjon Potron-Minet tome 1 – La chemise de la nuit


Scénario de Joann Sfar et Lewis Trondheim – Dessins de Christophe Blain – Couleurs de Walter – Couverture de Christophe Blain
Novembre 1999 – 48 pages
Éditeur : Delcourt, collection Humour de rire – delcourt.fr

Dans le monde fascinant de Terra Armata, Hyacinthe de Cavallère, fils d’une famille de nobles de province, est envoyé par son père à la capitale, Antipolis. Hébergé par son oncle, le comte Florotte de Cavallère, il doit cependant travailler pour payer ses frais de séjour chez son parent. Découvrant rapidement les injustices de la grande ville, Hyacinthe, après sa journée de travail, se transforme en justicier sous le nom de la Chemise de nuit !


Lorsqu’ils ont créé l’univers du Donjon, en 1998, Joann Sfar et Lewis Tronheim avaient l’ambition de concevoir une œuvre gigantesque de 300 tomes, grâce à la collaboration, pour commencer, d’auteurs issus de L’Association (Christophe Blain, Manu Larcenet, Killoffer, JC Menu et Stanislas). L’aventure s’arrête prématurément en 2009, après trente-quatre albums. Même s’il fait partie de la seconde vague des Donjons, Donjon Potron-Minet s’intéresse tout particulièrement aux origines du Château et de celui qui sera connu, dans le cycle Donjon Zénith, sous le nom de Gardien du Donjon : Hyacinthe de Cavallère. Sfar et Trondheim se contentent ici d’écrire les histoires du jouvenceau justicier, alors que le premier dessine Donjon Crépuscule et le second illustre Donjon Zénith, sur leurs scénarios communs. Christophe Blain (Quai d’Orsay, Dargaud en 2010-2011) met en images les quatre premiers tomes des aventures de Hyacinthe dans un style moins personnel qu’à l’habitude visiblement influencé par les deux concepteurs de ce monument de la BD francophone qu’est le Donjon. Après un faux départ en 2014 avec deux titres de Donjon Crépuscule, le Donjon renaît de ses cendres, en janvier 2020, avec le premier volume d’un nouveau cycle Donjon Antipodes toujours écrit par Sfar et Trondheim, avec Grégory Panaccione (Un été sans maman, Delcourt en 2018) au dessin.

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