FILM : Ducobu 3



Scénario, adaptation et dialogues de Guy Laurent, Marc de Chauveron, Philippe de Chauveron et Elie Semoun – d’après la bande dessinée de Zidrou et Godi (Le Lombard) – réalisation d’Elie Semoun
Sortie française : 5 février 2020 – Sortie VOD : 7 mai 2020
UGC

Cette rentrée à l’école Saint-Potache est placée sous le signe d’économies drastiques. En effet, le budget alloué aux réparations étant bloqué dans les méandres de l’administration, il faudra donc supporter la toiture qui fuit, les radiateurs défectueux et l’escalier qui branle. Pour faire face aux dépenses les plus urgentes, le directeur a été contraint de vendre les équipements sportifs et les instruments de musique, au grand dam de Mademoiselle Rateau. Mais ce ne sont pas ces quelques difficultés qui vont empêcher Monsieur Latouche de conduire à son terme la mission pédagogique qui constitue sa seule raison de vivre, même s’il retrouve l’abonné du dernier rang qu’est Ducobu. Il accueille également deux nouveaux élèves qui risquent de lui mener la vie dure : TGV, un rival pour le titre de plus grand cancre de Saint-Potache, et Wille, dont Léonie, la voisine et amie de Ducobu, tombe immédiatement amoureuse.


Troisième opus des aventures cinématographiques de Ducobu, avec une distribution presque entièrement renouvelée, à l’exception d’Elie Semoun qui reprend son rôle d’instituteur psychorigide et s’essaye pour la première fois à la réalisation. Cette double casquette fait que le personnage de Latouche vole moins la vedette aux enfants que dans les films précédents : L’Élève Ducobu (de Philippe de Chauveron, 2011) et Les vacances de Ducobu (de Philippe de Chauveron, 2012). Cela permet à la troisième incarnation de Ducobu, l’acteur néophyte Mathys Gros, de retrouver le devant de la scène en devenant le potentiel sauveur de Saint-Potache, avec l’aide de TGV, pour reconquérir Léonie. Bien évidemment, c’est en trichant que Ducobu va tenter de gagner le concours de chant qui offrirait la possibilité de remettre à flot l’école en difficulté.


Sans être une comédie incontournable, Ducobu 3 fait le job. Certes, on sourit plus qu’on ne rit et certains gags sont parfois téléphonés, mais l’ensemble tient la route avec une réalisation simple et efficace. Le casting renouvelé autour de l’indéracinable Elie Semoun, est solide avec une mention spécial à François Levantal, impérial en directeur faisant face à la faillite de son école. Si l’apparition de Norman Thavaud en père de Willie est largement dispensable, Gérard Jugnot, dans le rôle de Monsieur Kitrish, le gérant du magasin de triche, crée de petites bulles de nostalgie bienvenues. On peut aussi voir ce film comme une fable puisque ce n’est pas en trichant que Ducobu réussit, mais en faisant preuve d’honnêteté. Une honnêteté qui permet également aux couples Ducob-Léonie, M. Ducobu-Mme Gratin et M. Latouche-Mlle Rateau de se former. On retiendra aussi qu’un « enfant sans école, c’est comme une PlaySation sans manette » dixit Ducobu.

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