Anime : Gleipnir 1er épisode



Scénario de Shinichi Inotsume – d’après le manga de Sun Takeda – réalisation de Kazuhiro Yoneda
Studio d’animation : Pine Jam (Japon)
Diffusion : Tokyo MX (Japon) et Wakanim (France)

Simple lycéen, plutôt mal dans sa peau, Shūichi Kagaya cache un secret peu commun. En effet, il est capable de se transformer en un yuru-chara de chien, comme les mascottes d’équipes de base-ball. Il use cette capacité très étrange pour sauver Claire Aoki d’un entrepôt en feu. Cette dernière découvre alors son pouvoir et décide de l’utiliser pour retrouver sa grande sœur parricide. Et le terme utiliser est à prendre au pied de la lettre puisque, grâce à une fermeture éclair dans son dos, elle peut s’introduire en lui et le diriger à sa guise, profitant de sa force et de son agilité.


C’est Pine Jam qui se charge de l’adaptation du manga Gleipnir en une série qui, au moins pour ses débuts, suit pas à pas l’œuvre de Sun Takeda. Ce studio d’animation a travaillé sur la Gamers ! (2017), et a collaboré avec Craftar sur le long-métrage Les Mondes Parallèles de Yuhei Sakuragi (2019). La réalisation de ce premier épisode a été confiée à Kazuhiro Yoneda, réalisateur de plusieurs chapitres de Food Wars !. Le scénariste Shinichi Inozume, qui a précédemment écrit pour Food Wars !, s’occupe d’adapter les péripéties imaginées par Takeda. Connu pour son travail sur Btooom !, le character designer Takahiro Kishida a réimaginé Shūichi, Claire et les autres pour l’animation. Enfin, c’est la chanteuse H-el-ical qui interprète le générique d’ouverture.


Arrivant pratiquement cinq ans après la première parution du manga, cette adaptation a suffisamment de matériel en stock pour livrer une bonne douzaine d’épisodes respectant la lettre et l’esprit de l’œuvre de Sun Takeda, évitant ainsi le syndrome Fullmetal Alchemist. On retrouve dans le dessin animé, les ambiances malsaines et la violence du manga Gleipnir. Quoi de plus dérangeant de voir un jeune lycéen se transformer en une grosse mascotte tout à la fois ridicule et effrayante qui, même lorsqu’il réalise un acte de bravoure, renifle ses seins et baisse la petite culotte de la fille inanimée qu’il vient de sauver. Ce premier épisode adapte les deux tiers du premier tome de Gleipnir, ajoutant juste ce qu’il faut de scènes permettant de présenter le personnage de Shūichi et de s’attacher à lui avant sa transformation et sa rencontre avec Claire. La violence et l’irrévérence du manga ne sont nullement expurgées, respectant ainsi l’œuvre originale en lui apportant au surplus une animation de qualité. Une série que l’on a définitivement envie de suivre.

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