Scénario de Hiroya Oku – Traduction de Sébastien Ludmann – Adaptation graphique de Clair Obscur – Dessins et couverture de Hiroya Oku
Éditeur : Ki-oon, collection Seinen – ki-oon.com
Après avoir vaincu un dieu destructeur qui dévastait Tokyo en l’affrontant à mains nues et pas que…, Papico est appréhendée par la police. Mais la ville est toujours menacée par des créatures monstrueuses inconnues. Une sorte de robot géant sème ainsi chaos et désolation jusqu’à ce que les forces d’autodéfense parviennent, après bien des morts innocents, à l’abattre. Alors que le Premier Ministre se réjouit de cette victoire, elle semble bien éphémère lorsque trois nouveaux dieux destructeurs apparaissent pour continuer leur œuvre de destruction. Face à cette triple menace, les réseaux sociaux s’enflamment et réclament la libération de Papico, la seule capable de sauver Tokyo !
Ce quatrième tome laisse toute sa place à l’action. Écartant Papico de toute la première partie du récit, Hiroya Oku met sur le devant de la scène des inconnus, simples témoins de la catastrophe qui frappe Tokyo, victimes toutes désignées des monstres géants qui attaquent la ville. Certains vivent, d’autres meurent. Certains font preuve de courage, d’autres préfèrent fuir, mais ils peuvent tous finir écrasés par les créatures sans âme qui détruisent tout sur leur passage. Hiroya Oku décrit ce combat déséquilibré à travers de superbes doubles pages qui permettent d’apprécier la lutte disproportionnée que doivent mener les forces d’autodéfense face aux dieux destructeurs. Dans la même veine, le retour de Papico est graphiquement impressionnant.
Par bien des aspects, ce quatrième volume de Gigant ressemble à un hommage aux séries Super Sentai façon Kamen Rider, Ultraman ou Power Rangers, dont il reprend ou détourne certains codes. Certes, on ne retrouve pas les héros aux costumes colorés de ces productions télévisées puisque la charmante Papico ne porte pas le moindre vêtement, mais les créatures gigantesques et les destructions urbaines sont bien au programme. Même la combinaison spéciale tissée dans un matériau hyper élastique importée des États-Unis ne résiste pas à sa transformation en géante. On a également droit à un robot géant, qui est habituellement l’apanage des gentils, mais qui est ici l’un des monstres que les forces d’autodéfense réussissent à abattre. Tout cela donne un manga à grand spectacle qui se lit d’une traite.




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