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| Matt Baker (Fiction House) |
Scénario de Victor Ibsen – Dessins de Matt Baker – Encrage de Iger Shop
La tribu des Mozambas attaque les G'hamas. Les cruels guerriers pillent le village, capturent les hommes et les femmes, tuant les vieux et les faibles. Ils s’emparent même de Fang, le chien de Camilla. Lorsque cette dernière revient, elle découvre un les cases vidées de tout habitant, seul un jeune garçon a échappé à la mort et à l’esclavage. Ensemble, ils vont suivre les traces laissées par les impitoyables assaillants.
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| Matt Baker (Fiction House) |
Proposées en back-feature des Jungle Comics, les histoires consacrées à Camilla Queen of the Jungle Empire ont été illustrées par un bon nombre d’artistes de l’Âge d’or, parmi lesquels Bob Lubbers et George Tuska. Cependant, l’un des plus intéressants reste certainement Matt Baker. À lui seul, ce dernier dessine plus d’une vingtaine des 163 aventures de cette fille de la jungle, blonde, en bikini zébré. Ce n’est pas l’unique héroïne que Baker met en images, puisqu’il compte à son actif des récits de Sheena Queen of the Jungle, de Sky Girl, de Tiger Girl, de Rulah Jungle Goddess et bien d’autres filles de la jungle ou d’ailleurs. Parmi les particularités les plus remarquables de ce graphiste, il est l’un de ceux dont les œuvres ont été reproduites dans Seduction of the Innocent (1954), célèbre ouvrage critique (et critiquable) de Fredric Wertham dénonçant la mauvaise influence des comic books sur les enfants. C’est une couverture de Phantom Lady n° 17 qui permet au psychiatre de mettre en évidence l’aspect sexuel de certains personnages, car, une chose est certaine, Matt Baker sait tout particulièrement bien dessiner les jolies femmes, surtout lorsqu’il assure tout à les crayonnés et l’encrage, ce qui lui vaut le titre de maître du Good Girl Art. Une autre particularité de l’artiste est qu’il est l’un des tout premiers dessinateurs afro-américains de l’industrie du comic book. Pour Crown Comics n° 3 (cover date : Fall 1945), chez McCombs, il crée Voodah, une version noire de Tarzan, qui, dès le second épisode redevient un classique roi de la jungle blanc.
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| Matt Baker (AC Comics) |
Créée dans Jungle Comics n° 1 (cover date : January 1940), Camilla partage le sommaire avec d’autres héros récurrents, à commencer par Kaänga, un fac-similé blond de Tarzan, qui a les honneurs de la couverture. Dans ce premier épisode, signé par C.A. Winter, Camilla apparaît comme l’immortelle reine d’un empire perdu au cœur de la jungle, descendante de Gengis Khan. Mais, rapidement, elle abandonne sa parure de souveraine pour devenir une fille de la jungle comme les autres illustrée par des dizaines d’artistes plus ou moins talentueux. Mais c’est Matt Baker qui impose sa vision de Camilla, tout à la fois féminine et forte, capable de tuer un lion avec un simple poignard. C’est d’ailleurs cette version qui, bien des années plus tard, est rééditée par l’ineffable Bill Black sous son label AC Comics. Profitant du fait que la plupart des filles de la jungle sont tombées dans le domaine public, il leur fait jouer les utilités dans un épisode de sa série Femforce, en 1991, mis en images par Rik Levins, offrant à Camilla, Cave Girl et Tiger Girl l’une de leurs dernières apparitions.
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| Rik Levins (AC Comics) |




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