MANGA : Hiroya Oku

 Express MANGA : Gantz E Chapitre 9 dans le Weekly Young Jump n° 38 de 2020


Scénario de Hiroya Oku – Dessins de Jin Kagetsu
3 septembre 2020 – 22 pages
Éditeur : Shueisha (Japon) – youngjump.jp

Plongés au cœur de l’action, en plein milieu de l’Ère Edo, un petit groupe de samouraïs et autres « volontaires » luttent contre d’étranges créatures démoniaques. Envoyés par une étrange sphère couleur ébène, certains ont déjà connu de tels combats et maîtrisent les surprenantes combinaisons fournies par Gantz, d’autres risquent de n’être que de la chair à canon dans cet affrontement sans merci.



Projetant le principe fondateur de Gantz, développé dans les trente-sept volumes de Gantz, publiés par Shueisha (2000-2013) et traduits par Tonkam (2002-2013), puis dans les trois tomes de Gantz G, toujours chez Shueisha (2015-2017) et Tonkam (2017-2018), à l’époque Edo, Hiroya Oku retombe dans les mêmes travers de ses œuvres précédentes. En effet, au bout de neuf chapitres emplis d’action, de combat et de morts violentes, on ne comprend pas le pourquoi et le comment de cette lutte opposant de simples humains à de monstrueuses créatures aux origines encore mystérieuses et aux objectifs inconnus. Sans être réellement ennuyeux, le nouveau manga d’Oku, dessiné par Jin Kagetsu, ressemble à un jeu vidéo où les joueurs affrontent des adversaires de plus en plus forts jusqu’au boss final. Il est donc bien trop pour se prononcer sur le réel intérêt de Gantz E.


Express MANGA : Gigant Volume 5


Scénario de Hiroya Oku – Traduction de Sébastien Ludmann – Adaptation graphique de Clair Obscur – Dessins et couverture de Hiroya Oku

Août 2019 – 220 pages

Éditeur : Ki-oon, collection Seinen – ki-oon.com


Parachutée avec les forces d’autodéfense sur une ville à feu et à sang, Papico utilise à plein les pouvoirs qu’elle a acquis pour affronter les trois dieux destructeurs qui sèment la mort sur leur passage. Véritable furie nue aux cheveux roses, elle alternant gigantisme et retour à sa taille normale pour infiltrer les armures des créatures pour les détruire de l’intérieur. Elle est prête à tout pour sauver les habitants de Tokyo, à commencer par celui qu’elle aime, Rei.


Ce cinquième tome reprend le récit au cœur de la bataille sans pitié où nous avait abandonnés le volume précédent. Le premier chapitre ne laisse pas beaucoup de place aux dialogues puisque c’est l’action qui prime. Pendant toutes ces scènes de combat, la nudité de Papico n’a rien d’érotique, elle participe à rendre compte de la vulnérabilité de la jeune femme face à des dieux destructeurs, colossales mécaniques bardées d’armures. La relation qu’entretient Papico, actrice porno et héroïne nationale, avec Rei, qui, doit-on le rappeler, est encore au lycée, serait plus critiquable et sujette à controverse si Hiroya Oku ne mettait en avant la pureté de l’amour qui lie ces deux êtres. Hélas leur bonheur risque fort d’être de courte durée, car le mangaka, tout comme les contributeurs anonymes du site Enjoy the End, a encore bien des épreuves à leur faire subir. À suivre, donc.

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