Scénario de Kentarō Miura – Traduction d’Anne-Sophie Thévenon – Dessins et couverture de Kentarō Miura
Juillet 2022 – 180 pages
Éditeur : Editions Glénat, collection Seinen Manga – glenatmanga.com
Alors que l’armée impériale, avec les lanciers de la troupe du Faucon à sa tête, vient d’éliminer les trolls, ogres et autres monstres géants, instaurant peu à peu une véritable pax imperatoria, Griffith démontre qu’au-delà du guerrier, il est également un fin politique et un visionnaire. Pendant que, bien loin de là, à Elf Helm, grâce à un rituel magique, Casca sort de son état d’hébétude. Elle semble enfin avoir enfin vaincu les terreurs et les cauchemars de son enfer intérieur jusqu’au moment où elle croise Guts. Une vague de souvenirs horribles la submerge risquant de la plonge à nouveau dans une folie autodestructrice.
Ce 41e tome de Berserk sera, qu’on le veuille ou non, le dernier signé par Kentarō Miura. En effet, la disparition prématurée du mangaka, le 6 mai 2021, à l’âge de 54 ans, a même fait craindre la fin de Berserk. Cela semblait écrit et cela aurait été naturel puisque Miura, le créateur, et Berserk, sa création, étaient intimement liés. La publication de la série avait subi des interruptions plus ou moins longues, car seul Miura pouvait conter et mettre en images l’univers foisonnant de Guts, Casca et Griffith, avec l’aide et le soutien apportés par la demi-douzaine d’assistants réunis au sein du Studio Gaga. Plus d’une fois, Miura avait fait part de sa peur de ne pas pouvoir donner la conclusion attendue à son œuvre. C’est sans doute pour cette raison qu’il s’était confié à son collègue et ami, Kōji Mori, l’auteur de Suicide Island (1), et c’est parce que Mori connaît la fin de Berserk imaginée par Miura qu’il supervise le retour de Guts, Casca et Griffith dans les pages du magazine Young Animal, le Studio Gaga se chargeant du dessin.
C’est d’ailleurs en grande partie grâce aux membres du Studio Gaga (Yoshimitsu Kurosaki, Akio Miyaji, Nobuhiro Hirai, Naohide Nagashima, Shigeru Kinoshita, et Hideki Sugimoto) que ce 41e tome de Berserk a pu voir le jour, car ils ont apporté, encore plus qu’à l’habitude, la touche finale aux véritables œuvres d’art méticuleusement composées par Kentarō Miura. Avec cet ultime volume, le mangaka permettait à Guts de retrouver la Casca des origines, mais sans avoir la possibilité de la côtoyer, sa seule présence réveille en elle les plus terribles des cauchemars qui ne sont en fait que le souvenir des évènements monstrueux qui virent le massacre de la première troupe du Faucon et l’ignoble trahison de Griffith. Même s’il ne propose pas une véritable fin, ce 41e tome offre cependant une fort jolie conclusion qui ne nécessite peut-être pas la suite actuellement en cours de publication dans les pages du Young Animal.





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