Animasia 19e édition : Mythologies asiatiques


Samedi 7 et dimanche 8 octobre 2023, à Bordeaux-Lac – Parc des Expositions (33)
animasia.org

Japan Expo, Paris Manga, Harajuku, les festivals dédiés à la culture asiatique se multiplient. En région Nouvelle Aquitaine, c’est le rendez-vous annuel d’Animasia qui attire et réunit tous les amateurs de culture asiatique, du Manga à la K-Pop, du Cosplay au Kendo, en passant par les jeux vidéo et la gastronomie. La 19e édition d’Animasia avait lieu ces samedi 7 et dimanche 8 octobre 2023 au Parc des Expositions de Bordeaux-Lac.


Une partie du Parc des Expositions ayant été réservée, en ce week-end ensoleillé, par le parti présidentiel Renaissance, la sécurité du site était largement assurée. Cela n’empêcha pas les vigiles de la société chargée de contrôler les entrées du festival de sortir le détecteur de métaux pour vérifier si le cosplayeur revêtu de l’armure d’Iron Man qui se présentait devant eux n’avait pas d’objets interdits sur lui. La thématique d’Animasia n’est que rarement déclinée de manière impérative dans les différentes activités proposées. C’est pour cela que l’on ne retrouvait guère la mythologie asiatique sur les stands des jeux vidéo, sur la scène dédiée aux démonstrations d’arts martiaux ou bien lors du concours de cosplay. La mythologie asiatique était cependant présente pendant des conférences dont celles consacrées, par Gautier Durrieu de Madron (auteur de la saga littéraire Au nom des dieux) à Sun Wukong le roi des singes ; par Joranne, illustratrice et blogueuse, aux légendes associées aux objets japonais d’Hokkaido à Okinawa ; ou encore par les éditions Luciférines aux mythes fondateurs du shintoïsme.


On se souvient qu’en 2019, Animasia accueillait une bonne partie de l’équipe de la web-série NOOB, tandis que l’éternel Jean-Pierre Dionnet, cofondateur de la revue Métal Hurlant, parlait de cinéma asiatique avec son érudition habituelle. Cette édition 2023 proposait un panel d’invités sans doute moins illustres, mais qui surent trouver leur public, le temps de dédicaces ou de concerts comme Starrysky. Réuni autour de ses deux chanteurs, Sasha Brown et Tai Wuang, ce groupe d’Eurasian Rock a fait l’unanimité lors de sa prestation sur la scène principale du festival. Outre divers éditeurs de mangas (Maho Éditions), de light novels (LaNovel Éditions) et autres Éditions Luciférines), c’était la librairie bordelaise qui assurait le gros de l’approvisionnement en mangas pour les accros de ces BD pockets asiatiques en noir et blanc. Parmi les auteurs présents à cette occasion, on ne retrouvait certes pas de mangakas nippons, mais quelques artistes francophones comme Romain Lemaire, auteur de la série Everdark, chez Pika, dont le 6e volume est sorti en début d’année 2023, mais qui n’était pas disponible sur le stand… Cela n’empêcha pas l’auteur orphelin de son dernier enfant d’être à l’écoute de ses lecteurs anciens et nouveaux. Pour sa part, Just Loui venait défendre le premier tome de RedFlower, son manga mélangeant influences asiatiques et légendes africaines, publié par Glénat dans sa collection Shonen Manga.


Si le soleil était au rendez-vous, il manquait cependant à ce festival un invité de marque, de véritables expositions allant au-delà de quelques photos affichées aux murs, un film d’animation diffusé en avant-première ou autres évènements festifs mémorables pour rendre cette 19e édition inoubliable. Ce festival risque donc de ne pas laisser de souvenirs impérissables et s’effacera rapidement des mémoires. Il ne reste plus que l’espoir que la vingtième édition à venir en 2024 sera celle du renouveau.

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