Même si le Balder de Franck Poua ne fait qu’emprunter son patronyme à un éminent membre du panthéon nordique, les BD Chroniques vous proposent une sélection totalement partiale et complètement subjective de cinq incarnations du dieu nordique Balder en bandes dessinées.
Balder the Brave par Stan Lee et Jack Kirby (Marvel Comics - USA)
Lorsque Stan Lee et Jack Kirby intègrent Thor au sein de cette mythologie moderne que constitue le Marvel Universe, ils créent une identité secrète au dieu du tonnerre, lui invente une nouvelle vie jusqu’au moment où Odin, Loki et les autres divinités traversent le Bifrost gardé par Heimdall. C’est dans Journey into Mystery n° 85 (October 1962) que Balder fait son apparition aux côtés de Thor qui l’éclipse par sa force et la puissance de son marteau Mjöllnir. Il faut cependant attendre quelques années pour que le dieu de l’amour ait droit à sa propre mini-série lui permettant ainsi de jouer les premiers rôles grâce au duo Walter Simonson, au scénario, et Sal Buscema, au dessin, le temps des quatre épisodes de Balder the Brave (November 1985 à May 1986).
Balder dans Thundergod (Crusade Comics - USA)
L’intérêt de personnages appartenant à la mythologie, qu’elle soit grecque, romaine ou nordique, c’est qu’ils sont totalement libres de droits et n’importe qui peut s’essayer à leur donner vie. C’est ainsi qu’en 1996, Crusade Comics, la petite maison d’édition qui publie les aventures de Shi la maîtresse des arts martiaux créée en 1993 par Billy Tucci, lance une variation des exploits de Thor avec Thundergod. Balder fait bien évidemment partie de cet univers et joue les seconds rôles dans cette série qui ne compte que trois épisodes dessinés par Albert Debnam, sur des scénarios de Christopher Golden et sous de superbes couvertures signées Rafa Garres.
Balder dans Valhall (Carlsen Comics - Danemark)
Quoi de plus normal que des artistes danois donnent leur version de la mythologie nordique avec un certain respect du matériel source, mais aussi une bonne dose d’humour. Publié en 2006, le treizième tome de la série Valhall s’intitule « Balladen om Balder » (« La ballade de Balder ») et adapte les divers écrits consacrés à la mort de Balder. Le scénario est signé Henning Kure, les dessins sont de Peter Madsen et la mise en couleurs de Søren Håkonsson. Les défuntes éditions Zenda ont traduit, en 1990 et 1991, les trois premiers tomes de cette bande dessinée danoise.
Balder dans Jonathan Hickman’s God is Dead (Avatar Press - USA)
Comme dans le Marvel Universe, Balder le dieu de la beauté joue les seconds rôles dans cette saga où les divinités des multiples mythologies se déchirent pour imposer leur loi sur la Terre et son humanité complètement perdue depuis la mort de Dieu. Au fil des combats les dieux meurent, s’entretuent et, parfois ressuscitent. Les guerriers du panthéon nordique sont tout naturellement menés par le classique triumvirat constitué d’Odin, Thor et Loki. Balder fait cependant quelques apparitions sur le champ de bataille, préférant souvent la fuite à une mort inutile. Il s’échappe ainsi lorsque les armées de Zeus sont sur le point d’écraser celles d’Odin grâce au sacrifice d’une Valkyrie et se retrouve, au terme de diverses péripéties, dans le lit de la magicienne Gullveig. C’est le scénariste Mike Costa qui offre ce petit arc aventureux au dieu de l’amour dans God is Dead n° 18 (July 2014) à 30 (February 2015).
Balder dans Norse Mythology (Dark Horse Comics - USA)
Associé à P. Craig Russell, le scénariste britannique Neil Gaiman revisite la mythologie nordique dans une collection de mini-séries publiées par Dark Horse Comics. Balder fait quelques apparitions au gré des légendes, mais c’est bien évidemment avec « The Death of Balder » que le dieu de l’amour joue son plus grand rôle lorsque le rusé Loki trouve le moyen de tuer son demi-frère bien-aimé de tous. Cet épisode bénéficie des graphismes tout en finesse de Colleen Doran, d’après un scénario de Gaiman et sur une mise en page de Russell, dans Norse Mythology III n° 3 (April 2022).







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