Rédacteur en chef : Marcel Dehaye (1907-1990)
9 avril 1963 – 64 pages
Éditeur : Éditions du Lombard
Il fut un temps où la presse jeunesse, qu’elle soit très officiellement catholique à l’image des publications Bayard Presse ou bien même tout à fais à l’opposé comme Pif Gadget et ses déclinaisons, proposaient des numéros spéciaux célébrant Noël ou bien Pâques. C’est le cas de cet opus du Journal de Tintin datant d’avril 1963.
La couverture donne immédiatement le ton puisqu’il s’agit d’un œuf de Pâques en double-page dédicacé par tous les auteurs du journal de Hergé (1907-1983) à Tibet (1931-2010), en passant par Greg (1931-1999), Jacques Martin (1921-2010), Raymond Reding (1920-1999), Albert Weinberg (1922-2011) et Jean Graton (1923-2021). Certains de leurs héros sont d’ailleurs présents dans les pages de l’hebdomadaire comme Zig, Puce et Alfred ; Alix ; Jari Dan Cooper ; Michel Vaillant. Certes, Tintin n’est pas au sommaire de ce numéro, pas plus que de ceux de cette année 1963. Le célèbre reporter ne revient qu’en 1965, dans le Journal de Tintin, avec la version feuilletonnante de « L’île noire ».
Concocté par Dino Attanasio, le gag de Modeste et Pompon utilise un autre symbole pascal pour faire rire les jeunes lecteurs aux dépends de la jolie Pompon avec « Une cloche originale ». Jo-El Azara (1937-2023) reprend le thème des œufs pour deux pages au titre transparent « Joyeuses Pâques ». Yves Duval (1934-2009) et William Vance (1935-2018) la jouent historique avec un court récit complet de quatre planches intitulé « L’Émouvante “Passion” d’Oberammergau ». Cette histoire conte comment les habitants de ce petit village de Bavière ont choisi de représenter, tous les dix ans, un spectacle consacré à la Passion du Christ pour remercier Dieu d’avoir détourné l’épidémie de Peste de 1633 de leur ville.
Outre quelques jeux et diverses illustrations restant dans le thème Pascal, Dino Attanasio, épaulé par René Goscinny (1926-1977) et Lucien Meys (1936-2004) au scénario, célèbre à sa façon « Les Pâques de Spaghetti ». Stéréotype de l’Italien, fort heureusement dessiné par un Italien, les histoires courtes de Spaghetti sont basées sur des gags visuels, des chutes, des jeux de mots et des quiproquos souvent à cause de l’accent italien prononcé de notre héros. À cela s’ajoutent les farces involontaires de son cousin Prosciutto. Autant d’éléments que l’on retrouve dans les quatre pages de ce road-movie mettant en scène Spaghetti et un œuf de Pâques et qui se termine tout naturellement par un « … Zoyeuses Pâques ! »





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