Création d’Olivier Jean-Marie – réalisation d’Olivier Jean-Marie (saison 1), Andres Fernandez (saisons 2 et 3), Yani Ouabdesselam et Nicolas Bougard (saison 4)
Studio d’animation : Xilam Animation (France)
Diffusion : Gulli (France)
Malgré son titre, Zig et Sharko donne la vedette à trois personnages principaux et une jolie galerie de rôles secondaires. Composée d’épisodes d’une durée de sept minutes, la série d’animation oppose trois antagonistes. D’un côté, nous avons Zig, une hyène qui, perdue sur une île déserte, cherche à dévorer Marina la jolie sirène qui vit sur le rocher voisin. Fort heureusement, Sharko, le gentil requin, est prêt à tout pour la sauver.
Diffusés et rediffusés, depuis 2015, sur la chaîne Gulli et en streaming via la plateforme M6+, les plus de 300 épisodes de Zig et Sharko jouent la carte d’un humour nonsensique à la Tex Avery et sans paroles ce qui permet de toucher un très large public. Produits par le studio Xilam, ils sont dans la droite ligne de leur série vedette Oggy et les cafards (1998-2021), dont Olivier Jean-Marie était déjà la cheville ouvrière. D’une durée moyenne de sept minutes, les épisodes de Zig et Sharko privilégient l’action effrénée et les gags façon tarte à la crème, peau de ban ou bâtons de dynamite. Si Zig, que le générique chanté par Andrès Fernandez, qualifie de crétin qui a toujours, a de faux airs du Vil Coyote des Looney Tunes et Merrie Melodies de la Warner, Sharko le costaud n’est ni Bip Bip ni Sam le chien de berger. En effet, la hyène et le requin prennent des coups pour le plus grand plaisir des téléspectateurs. La jolie et un peu naïve Marina est bien l’indispensable catalyseur de ce duo explosif. Au fil des saisons, les scénaristes et storyboarders, loin de rester sur leurs lauriers, ajoutent des personnages. On découvre ainsi de nouveaux décors (une épave d’avion et un paquebot), des références à la culture populaire et, au début de la saison 4, la paire de belles gambettes de la sirène obtenues grâce à des claquettes enchantées par la fée sardine. Malgré tous ces bouleversements, les équipes de Xilam conservent la mécanique répétitive et comique qui fait le succès de cette série d’animation survoltée.




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