![]() |
| Storie Viola n° 2 (Dino Simeoni - Ediperiodici, 1985) |
Scénario de Carmelo Gozzo – Dessins du Studio Giolitti – Couverture de Dino Simeoni
Dicembre 1985 – 188 pages
Éditeur : Ediperiodici
Il y a quarante ans, en 1985, paraissaient des bandes dessinées en petit format, pour adultes et en noir & blanc, totalement décomplexées, où les femmes étaient, pour l’essentiel, réduites à leur sexualité, même si elles s’appelaient Isabella, Maghella, Lucifera, ou Jacula. Dominés par la prose de Carmelo Gozzo, les fumetti d’Ediperiodici allaient très loin dans cette représentation du sexe dit faible, beaucoup trop loin.
![]() |
| Storie Viola n° 2 (Studio Giolitti - Ediperiodici, 1985) |
1892, Portsmouth, en Grande-Bretagne, même s’ils jouent les bourgeois, Sidney et Mabel ne sont qu’une paire de cambrioleurs. Grâce à cette couverture, Sidney soutire des renseignements à Tess, une femme de ménage qui compte parmi ses autres clients le riche M. Warren. Après avoir pénétré par effraction dans la superbe demeure du vieil homme, Sidney et Mabel ne trouvent pas le trésor espéré, mais tombent sur une étrange machine. Le retour impromptu de M. Warren change leurs plans, ils frappent l’importun le laissant agonisant sur le sol. Avant de trépasser, le mourant active le curieux mécanisme.
![]() |
| Storie Viola n° 2 (Studio Giolitti - Ediperiodici, 1985) |
Poursuivant dans la même voie que son prédécesseur, ce numéro 2 de Storie Viola fusionne des genres différents. On se retrouve d’abord dans une histoire pseudo-historique, avec des protagonistes en costumes. Puis, on est entraîné dans un intriguant récit avec une énigmatique machine. On a ensuite des squelettes, des fantômes, un extraterrestre et une boucle temporelle, sans oublier les inévitables supplices, tortures et autres morts violentes, qui frappent ici aussi bien la belle Mabel que le fringuant Sidney, et qui sont les marqueurs de tout bon fumetto signé Carmelo Gozzo.
![]() |
| Storie Viola n° 2 (Studio Giolitti - Ediperiodici, 1985) |
Pour une fois, l’alien de « L’ultimo rincotto » n’est pas agressif par nature, il ne vient pas conquérir la Terre et n’est pas non plus un pervers sexuel évadé d’une prison spatiale. Il n’est là que pour profiter tranquillement de la vie, comme un retraité en villégiature dans une station balnéaire ou une cité thermale. On retrouve la même thématique de l’extraterrestre tentant de vivre anonyme et tranquille dans un coin perdu d’Écosse, dans l’ultime épisode de Storie Blu intitulé « Il Pianeta Della Perfidia » (1).
![]() |
| Storie Viola n° 2 (Studio Giolitti - Ediperiodici, 1985) |
« L’ultimo rintocco », littéralement le dernier carillon, a été traduit « Le douzième coup de midi » (2) par les éditions Elvifrance, dévoilant une fois encore le retournement final concocté par Carmelo Gozzo. La VF ne compte que 185 pages sur les 188 d’origine et ce sont principalement des scènes de pénétration et de sodomie avec des ossements qui ont subi l’autocensure d’Elvifrance. Ces divagations toutes goziennes ne doivent pas éclipser les jolies trouvailles graphiques du Studio Giolitti avec le train fantôme de l’espace (qui fait penser au Galaxy Express 999 de Leiji Matsumoto) ou la très symbolique planète crâne.
![]() |
| Storie Viola n° 2 (Studio Giolitti - Ediperiodici, 1985) |
Notes :
1 - « Il Pianeta Della Perfidia » (« Transfert diabolique »), écrit par Carmelo Gozzo et dessiné par Lorenzo Lepori, a été publié par Ediperiodici dans Storie Blu n° 122/123 (Febbraio 1990) et par Elvifrance dans Incube n° 94 (Octobre 1991).
2 - « L’ultimo rintocco » (« Le douzième coup de minuit »), écrit par Carmelo Gozzo et dessiné par le studio Giolitti, a été publié par Ediperiodici dans Storie Viola n° 2 (Dicembre 1985) et par Elvifrance dans Incube n° 45 (Juin 1986).
![]() |
| Storie Viola n° 2 (Studio Giolitti - Ediperiodici, 1985) |
Sources bibliographiques :
Le site guidafumettoitaliano.com (en italien) est une source d’informations inépuisable sur la bande dessinée italienne.
L’Encyclo des PFA d’Alain Beyrand (Pressibus, 1996).
![]() |
| Storie Viola n° 2 (Studio Giolitti - Ediperiodici, 1985) |








Commentaires
Enregistrer un commentaire