Rédacteur en chef : Morgan Di Salvia –
Couverture de Midam & Adam (Game Over)
30 octobre 2019 – 52 pages
Éditeur : Dupuis – spirou.com
Placé
sous les couleurs d’Halloween, ce numéro de Spirou
offre donc à lire quelques gags macabres ou volontairement grotesques avec
citrouilles, cimetières et morts-vivants. C’est le cas de L’Édito de Fabcaro et Fabrice
Erre, comme de Nelson de Christophe Bertschy. Il y a aussi les sorcières de Witches tales ! de Guillaume Bianco, le monstre sous le lit de
Fabrique ton déguisement toi-même !
de Cerq et Perrault, et l’Épouvantail
sans savoir vivre de Dabs. Même le Dad
de Nob se transforme en zombie pour
l’occasion.
Décidément,
les Éditions
Dupuis aiment jouer avec l’histoire de leur personnage fétiche. Après avoir laissé Émile Bravo redéfinir la jeunesse du petit groom
belge dans Le journal d’un ingénu
(2008) et les deux tomes de L’Espoir
malgré tout (2018-2019), c’est au tour du duo Fred Neidhardt et Fabrice
Tarrin d’entraîner Spirou chez les Soviets. Et si l’on reste côté grand classique,
on peut apprécier Les Tuniques Bleues
de Raoul Cauvin et Willy Lambil qui se préparent à « La bataille du
cratère ».
Parmi
les autres histoires à suivre de ce numéro, il y a le troisième chapitre de « Dies
irae », la nouvelle aventure d’Harmony
illustrée et superbement mise en couleurs par Mathieu Reynès. On retrouve
également le 9e épisode de l’enquête de Jérôme K. Jérôme Bloche sur
les Contrefaçons, écrit et dessiné
par Alain Dodier, avec une colorisation de Cerise.
Mais,
ce qui donne tout son intérêt aux dernières parutions de l’hebdomadaire Spirou (depuis le n° 4241 du 24
juillet 2019), c’est cette reprise tout à la fois inattendue et éminemment
fidèle de deux de ses plus vénérables héros : Tif et Tondu. Pour mémoire, le duo de détectives a
été créé dans le tout premier numéro du journal, en 1938, sous la plume de
Fernand Dineur (1904-1956). Appartenant tout comme Spirou aux Éditions Dupuis, Tif
et Tondu passeront de main en main jusqu’au tome 45, intitulé
« Le mystère de la chambre 43 », écrit par Denis Lapière et
illustré par Alain Sikorski, paru en 1997. C’est Blutch, qui au cours de sa
déjà longue carrière a collaboré à la défunte revue (à suivre), comme à Fluide
Glacial ou à Lapin et qui doit
son pseudonyme au célèbre caporal des Tuniques
Bleues, que l’on découvre au dessin de « Mais où est Kiki ? »
et c’est son frère Robber qui en signe le texte. Dans cette aventure qui doit
tout autant à Maurice Tillieux (1921-1978), créateur de Gil Jourdan et scénariste de plusieurs albums de Tif et Tondu dans les années 1970,
qu’aux polars de Georges Simenon (1903-1989) ou Léo Malet (1909-1996), la
comtesse Amélie d'Yeu dite Kiki a disparu. Ses meilleurs amis, Tif et Tondu,
vont tout faire pour la retrouver.
Présent
en couverture, Midam participe à l’indispensable ration d’humour de
l’hebdomadaire avec une double dose de Game Over.
En complément de ce véritable pilier du journal, on peut apprécier les gags de
Lapuss’ et Goum (Comme des bêtes), de
Ztnarf (Kahl & Pörth), de Floris
(Capitaine Anchois) et de Tome et
Janry (Le Petit Spirou). Ce dernier
vient de perdre l’un de ses papas et c’est donc tout naturellement que les
auteurs de Spirou se préparent à
rendre hommage à Tome dans le prochain numéro.
Mise à jour :
Mise à jour :
C’est
une émouvante couverture cosignée Gazzotti et Janry que paraît, le
6 novembre 2019, le n° 4256 de Spirou où les auteurs et amis de Tome ont pu lui rendre un dernier
hommage à travers un texte, un dessin, une planche ou deux. D’autres hommages
ont été publiés en ligne sue la page :
Les
autres BD Chroniques consacrées à l’hebdomadaire Spirou :





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